Dans une publication sur son compte X, Nayib Bukele a catégoriquement rejeté cette identification. « Ce ne sont pas nos hommes », a-t-il déclaré, mettant en doute les conclusions avancées à la suite de la récupération des restes humains.
Selon le président salvadorien, l’examen des restes aurait révélé des éléments incompatibles avec l’identité des militaires recherchés. Il affirme notamment que les restes comprennent ceux d’un enfant et d’un homme de taille supérieure à celle des soldats disparus. Il indique également que certains éléments retrouvés seraient associés à l’uniforme d’une armée étrangère.
Des cartes d’identification et des uniformes militaires appartenant à d’autres pays auraient aussi été découverts, selon les éléments évoqués par le chef de l’État salvadorien. Ces déclarations soulèvent des questions sur l’origine des restes humains et sur les circonstances de leur récupération.
L’intervention de Hero Client Rescue suscite également des interrogations. Qui a sollicité l’organisation pour récupérer ces restes dans une zone marquée par des affrontements armés ? Dans quelles conditions les opérations ont-elles été menées et sur quels éléments l’identification initiale reposait-elle ?
Pour l’heure, ces déclarations ne permettent pas, à elles seules, d’établir l’identité des restes humains retrouvés. L’affaire relance les interrogations autour de la disparition des quatre militaires salvadoriens en Haïti et souligne la nécessité de clarifier les circonstances de cette opération, notamment à travers des analyses médico-légales et des vérifications indépendantes.