Le journaliste Jean Daniel Pierre, rédacteur en chef du journal Le Bainétien, dénonce ce qu’il qualifie de campagne de dénigrement menée par Cindy Sanon et des membres de son entourage. Dans une déclaration rendue publique le samedi 24 octobre 2026, il affirme que son nom est associé à des accusations de vol et de malhonnêteté dans le cadre de la controverse entourant le paiement des récompenses du concours Ann Chante Kreyòl.
Selon Jean Daniel Pierre, ces accusations circuleraient notamment dans des statuts WhatsApp attribués à l’entourage de Cindy Sanon. Il affirme que les attaques se poursuivent malgré des échanges au cours desquels, selon lui, Cindy Sanon aurait reconnu qu’il n’était pas le propriétaire du concours.
Le rédacteur en chef du Bainétien précise qu’il avait apporté son soutien à Oriol Antoine, responsable du concours, dans le cadre de cette initiative culturelle et éducative destinée aux élèves de Carrefour. Il rappelle que l’événement était gratuit et ne poursuivait aucun objectif lucratif, mais visait à promouvoir les talents des jeunes et à valoriser l’image de Carrefour et de Fontamara.
Concernant le retard dans le versement des récompenses, Jean Daniel Pierre rapporte les explications d’Oriol Antoine, qui l’attribue au non-respect d’engagements financiers pris par des personnes censées soutenir l’événement. Le responsable du concours affirme avoir déjà versé 40 % du prix au lauréat de la première place. La récompense prévue pour la deuxième place s’élève à 30 000 gourdes.
Le dossier comporterait également un différend autour de 12 500 gourdes que le troisième lauréat aurait conservés sans les remettre au comité le jour de la finale, selon les explications rapportées par Jean Daniel Pierre. Oriol Antoine aurait par ailleurs trouvé un accord avec Cindy Sanon sur le dossier des récompenses. Toutefois, le journaliste estime que cet arrangement n’a pas mis fin aux attaques personnelles qu’il dit subir.
Au-delà de ce différend, Jean Daniel Pierre affirme avoir reçu un message menaçant de Michelson Sainvil. Selon son récit, ce message ferait référence à la situation sécuritaire à Fontamara et laisserait entendre que la présence d’hommes armés illégalement expliquerait pourquoi il n’aurait pas encore été arrêté.
Le journaliste juge ces propos particulièrement préoccupants dans un contexte où l’insécurité expose de nombreux citoyens à des risques importants. Il estime que des accusations publiques de vol ou de malhonnêteté, lorsqu’elles ne sont pas étayées par des preuves, peuvent avoir de graves conséquences sur la réputation et la sécurité d’une personne.
Face à cette situation, Jean Daniel Pierre explique avoir choisi d’alerter l’opinion publique, sans vouloir alimenter davantage la controverse. Il rejette toute responsabilité dans les décisions relatives à la gestion des récompenses, rappelant qu’il n’était pas le propriétaire du concours.
Le rédacteur en chef du Bainétien annonce se réserver le droit d’engager les procédures légales appropriées afin de protéger son honneur, sa réputation et sa sécurité. Il appelle les personnes concernées à privilégier le dialogue, la transparence et la présentation de preuves pour résoudre le différend.