Selon le RHAJAC, Michel Martelly aurait sollicité plusieurs de ses collaborateurs, notamment Harvey Dupiton, Randolf St Leger et Jean Philippe Vixamar, afin de faire parvenir une lettre aux Nations unies le 28 octobre dernier. Ce document aurait accusé les forces salvadoriennes de mener des bombardements aériens, des attaques à l’aide d’hélicoptères armés et des assauts à l’arme lourde dans les zones de Croix-des-Bouquets, Canaan et de la Plaine du Cul-de-Sac depuis le 22 octobre.

 

Dans sa note, Djovany Michel estime que ces démarches présumées seraient liées aux intérêts politiques de l’ancien chef de l’État. L’organisation avance que l’élimination des groupes armés pourrait fragiliser l’influence dont disposerait Michel Martelly auprès de certains chefs de gangs.

 

Le réseau évoque notamment la disparition, le 18 octobre dernier, de quatre techniciens de l’armée de l’air salvadorienne, initialement intégrés à la Force de répression des gangs (FRG). Selon sa version des faits, ces militaires auraient été victimes d’une embuscade avant d’être enlevés par des groupes armés à Croix-des-Bouquets. Les opérations salvadoriennes viseraient notamment à combattre les gangs et à retrouver les quatre ressortissants.

 

Le RHAJAC affirme également, en s'appuyant sur des sources anonymes présentées comme proches de l'ancien président, que Michel Martelly serait revenu en Haïti le 15 juillet 2026 et aurait entrepris des démarches pour participer aux prochaines élections. Il aurait déposé son dossier de candidature auprès du Conseil électoral provisoire (CEP), le 23 octobre, sous la bannière de la coalition « DEBLOKE ».

 

Plus grave encore, l'organisation lui attribue une promesse présumée d'amnistie à certains chefs de gangs en échange de leur soutien électoral. Elle considère que les opérations militaires contre les groupes armés pourraient compromettre cette stratégie politique supposée.

 

Pour étayer ses soupçons, le RHAJAC rappelle que Michel Martelly fait l'objet de sanctions internationales et qu'il est visé par plusieurs accusations, notamment de financement et d'armement de gangs, de trafic international de cocaïne, de blanchiment d'argent et de détournement de fonds publics.

 

Face à la gravité de ces allégations, le RHAJAC, par la voix de son secrétaire général Djovany Michel, réclame une enquête des autorités judiciaires haïtiennes et des experts des Nations unies afin de déterminer les responsabilités éventuelles et de faire toute la lumière sur cette affaire.