Ces évènements ont eu lieu à Cité Soleil et Croix des Bouquets, deux communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui avaient connu deux autres flambées de violence, en mars et en avril, entraînant le déplacement de près de 8.000 personnes, selon l'ONU.
« Au total, entre le 5 mars et le 11 mai 2026, au moins 305 personnes ont été tuées et 277 blessées, dans les communes de Cité Soleil et de Croix des Bouquets », a indiqué le BINUH soulignant que parmi ces victimes, 63 sont des résidents, dont 17 femmes et 13 enfants), les autres étant des membres de gangs.
Par ailleurs, la dernière escalade de violence, depuis le week-end, a entraîné le déplacement de quelque 5.300 personnes fuyant les échanges de tirs. Le bureau des opérations humanitaires de l'ONU (Ocha) a, de son côté, indiqué jeudi que, selon des organisations humanitaires locales, plusieurs familles demeurent coincées dans les quartiers touchés.
Un centre hospitalier et un hôpital de Médecins sans frontières ont également été contraints de suspendre leurs activités et d'évacuer leur personnel. Avant d'évacuer, Médecins sans frontières avait fait état de 40 blessés par balle, pris en charge par l'hôpital en moins de douze heures.
Cette situation témoigne de l'ampleur de la violence des bandes armées dans le pays, où la population est la principale victime, ignorée par les autorités censées la protéger.