Le Réseau Haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) dénonce fermement la hausse des prix des produits pétroliers sur le marché, qui dépassent le salaire journalier des travailleurs haïtiens.

 

Dans un communiqué rendu public, le Réseau Haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) dénonce un système économique extrême qui condamne la majorité des Haïtiens à une existence indigne. Avec un salaire minimum compris entre 350 et 770 gourdes pour 8 heures de travail, des millions de travailleurs ne peuvent subvenir à leurs besoins essentiels.

 

Selon l'association, à ce niveau de revenu, supérieur au prix d'un gallon de carburant, il devient impossible de couvrir l'alimentation, le transport et le logement, dans un système dominé par la dollarisation, les importations massives et l'absence de régulation efficace.

 

Avec 725 gourdes pour la gazoline, 850 pour le gasoil et 845 pour le kérosène, une journée de travail ne vaut même pas un gallon de 3,8 litres de carburant. Le RHAJAC considère que cette situation constitue une ligne rouge, lorsqu'un travailleur ne peut plus accéder aux ressources de base après une journée de travail.

 

« C'est toute la dignité humaine et sociale qui est remise en cause, sous la responsabilité des autorités économiques et des acteurs dominants du marché », souligne l'institution dirigée par Djovany Michel.

 

Face à cette situation, le RHAJAC appelle à une mobilisation citoyenne pacifique et responsable, dans le respect de la loi, en soutenant tous les mouvements légitimes visant à mettre fin à cette injustice économique et à exiger une correction du déséquilibre entre le salaire minimum et les prix du carburant.