L’organisation non gouvernementale MIAC Haïti (Mission pour l’avancement de la Communauté) a récemment lancé un concours de sensibilisation visant à dire non au partage des photos et vidéos sans consentement. Une initiative citoyenne qui s’inscrit dans un contexte où la diffusion non autorisée de contenus intimes continue de causer de lourdes conséquences psychologiques et sociales, notamment chez les jeunes.

 

 

Organisé du 1er au 28 mars, le concours a débuté par une phase d’inscription en ligne, suivie de la soumission de courtes vidéos par les participants. Au total, plusieurs jeunes ont répondu à l’appel, mais seuls huit candidats ont été retenus pour la phase finale. Le principe était simple : les vidéos publiées ont été soumises au vote du public sur Facebook, et les trois ayant obtenu le plus de mentions “J’aime” ont été désignées gagnantes.

 

À l’issue de la compétition, Sileus Wislove a remporté la première place, suivie de Viarlanta Augustave en deuxième position, et de Darline Honoré en troisième.

 

Au-delà du concours, les témoignages des participantes illustrent l’importance et l’urgence de la lutte contre ce phénomène. Lauréate du concours, Sileus Wislove explique avoir été motivée par la nécessité de sensibiliser sur les conséquences graves du partage de contenus intimes sans consentement. « C’est une forme de violence qui peut détruire la vie, la dignité et la réputation d’une personne », affirme-t-elle, appelant à plus de responsabilité et de respect dans l’usage des réseaux sociaux.

 

De son côté, Viarlanta Augustave souligne la fréquence de ces actes, touchant majoritairement les femmes. Elle évoque notamment des cas où des contenus privés sont diffusés par des partenaires ou des connaissances, causant des dommages considérables aux victimes et à leur entourage. Témoin d’une situation similaire, elle insiste sur la nécessité de sensibiliser davantage le public aux conséquences sociales et psychologiques de tels actes.

 

À travers cette initiative, le MIAC Haïti entend non seulement éveiller les consciences, mais aussi encourager un changement de comportement face à ce type de cyberviolence. L’organisation annonce d’ores et déjà son intention de poursuivre ses actions contre le cybercrime et de multiplier les initiatives communautaires en faveur des personnes les plus vulnérables.

 

Dans un environnement numérique en constante expansion, ce concours rappelle que derrière chaque écran se cache une personne, et que le respect de la vie privée demeure un principe fondamental à préserver.