Le Burkina Faso poursuit la refonte de son espace institutionnel et associatif. Le mercredi 15 avril 2026, le gouvernement a annoncé la dissolution de 118 associations, une décision qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées depuis le début de l’année.
Selon les autorités, ces organisations sont dissoutes pour non-respect des dispositions légales en vigueur. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a précisé dans un communiqué que ces structures sont désormais interdites d’activités sur l’ensemble du territoire national, conformément à la loi sur la liberté d’association adoptée en 2025.
Les associations concernées intervenaient dans plusieurs domaines, notamment les droits humains, la protection de l’enfance et des femmes, la santé, l’éducation ou encore l’environnement. Le gouvernement appelle les responsables associatifs à se conformer strictement aux exigences légales, en insistant sur le sens du civisme et de la responsabilité.
Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation de l’État burkinabè. En janvier dernier, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, les autorités avaient déjà dissous les partis politiques, invoquant la nécessité de réorganiser le système et de renforcer la cohésion nationale.
Kreyòl
Français
English
Commentaires (0)
Soyez le premier à commenter.