Les habitants de plusieurs quartiers de Saint-Marc sont descendus dans les rues ce lundi 4 mai 2026 pour dénoncer la montée alarmante de l’insécurité et exiger des réponses concrètes des autorités.

 

Dès les premières heures de la journée, la mobilisation a paralysé une grande partie de la commune. Des barricades de pneus enflammés ont été érigées sur plusieurs axes routiers, bloquant la circulation et perturbant fortement les activités quotidiennes. Les images relayées sur les réseaux sociaux témoignent d’un climat de tension généralisée.

 

Les conséquences de ce mouvement ont été immédiates : les activités économiques ont été suspendues, plusieurs institutions bancaires ont gardé leurs portes closes, tandis que des établissements scolaires ont dû renvoyer leurs élèves chez eux pour des raisons de sécurité.

 

À l’origine de cette mobilisation, les protestataires dénoncent la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le Bas-Artibonite, une zone particulièrement touchée par les violences attribuées à des groupes armés. Ils pointent également du doigt la détérioration des conditions de vie, appelant l’État à agir sans délai.

 

La situation a toutefois rapidement dégénéré. Des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre. Des agents de la Police nationale d’Haïti sont intervenus en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

Selon les premières informations disponibles, le bilan fait état d’au moins un mort, ainsi que de plusieurs blessés et personnes arrêtées.

 

Dans des quartiers comme Jean-Denis, les habitants continuent de faire entendre leur colère, réclamant des mesures urgentes et efficaces pour rétablir la sécurité et permettre un retour à la normale.