Alors que le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a publié, le 22 septembre 2025, un communiqué annonçant que le Numéro d’Identification Scolaire Unique (NISU) est gratuit, la réalité sur le terrain semble tout autre.

 

Dans plusieurs Bureaux de District Scolaire (BDS), des frais sont exigés aux écoles pour la déclaration des élèves. Selon des inspecteurs contactés sous couvert d’anonymat, ces montants seraient réclamés pour faciliter le travail administratif, en raison du manque d’accès à l’internet et à l’électricité dans ces structures.

 

Cette situation crée une confusion totale au sein de la population. Certaines écoles vont jusqu’à réclamer des sommes atteignant 10 000 gourdes pour fournir le code NISU aux élèves, malgré les directives officielles du ministère.

 

Face à ces dérives, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une surveillance stricte au niveau des BDS. Des mesures urgentes sont également demandées afin de doter ces bureaux des ressources nécessaires, notamment en électricité et en connexion internet, pour garantir un service fiable et conforme aux décisions du MENFP.

 

Dans ce contexte, la question de la transparence et de la régulation du système éducatif se pose avec acuité, alors que les parents, déjà fragilisés, peinent à comprendre les règles du jeu.