L’Ensemble des Citoyens Compétents à la Recherche de l’Égalité des Droits de l’Homme en Haïti (ECCREDHH) a vivement réagi après le massacre survenu dans le département de l’Artibonite, notamment dans les localités de Jean Denis et Pont-Sondé, dans la nuit du 28 au 29 mars 2026.

 

Dans une note, l’organisation de défense des droits humains se dit profondément choquée par ces actes attribués à des groupes armés. Le bilan provisoire fait état d’environ 70 personnes tuées, une trentaine de blessés et plus de 50 maisons entièrement incendiées.

 

Face à cette situation, l’ECCREDHH dénonce ce qu’elle qualifie de grave défaillance de l’État haïtien. Selon l’organisation, l’inaction des autorités face à la violence des groupes armés soulève de sérieuses inquiétudes quant à leur capacité à assurer la sécurité des citoyens.

 

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L’organisme attire également l’attention sur l’urgence humanitaire provoquée par cette attaque. Plus de 5 700 personnes auraient été contraintes de fuir leurs habitations, trouvant refuge notamment à Saint-Marc et Marchand-Dessalines, dans des conditions précaires.

 

Par ailleurs, l’ECCREDHH interpelle directement le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et son gouvernement, les appelant à assumer leurs responsabilités. L’organisation exige des mesures immédiates et concrètes afin de rétablir la sécurité et protéger la population.

 

Tout en exprimant son indignation, l’ECCREDHH insiste sur la nécessité d’une action rapide de l’État, estimant que le droit à la vie des citoyens doit être garanti en priorité.