Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », chef du gang 400 Mawozo, se dit disposé à participer à des négociations et demande une médiation des Nations unies. Dans une lettre datée du 1er novembre 2026 et adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, il sollicite l’envoi d’une délégation internationale pour faciliter un dialogue avec les forces déployées en Haïti.
Dans cette correspondance, le chef de gang affirme vouloir participer à un processus de négociation sous l’égide des Nations unies. Il demande ainsi à l'organisation internationale de jouer un rôle de médiateur dans les discussions envisagées avec les forces internationales présentes dans le pays.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par le déploiement de militaires salvadoriens en Haïti, à la suite de la disparition de quatre techniciens de l’aviation de ce pays. Cette présence militaire s’inscrit dans les efforts internationaux visant à contribuer à la lutte contre les groupes armés qui terrorisent la population haïtienne.
Dans sa lettre, Wilson Joseph critique également certaines déclarations du président salvadorien Nayib Bukele et évoque des victimes civiles lors des opérations sécuritaires. Ces affirmations, formulées par le chef de gang, restent toutefois à vérifier de manière indépendante.
Pour l'heure, aucune réponse officielle des Nations unies confirmant l'acceptation d'une telle médiation n'a été rendue publique. La démarche de Wilson Joseph intervient alors que les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux font face à un défi majeur : rétablir la sécurité et permettre aux populations de retrouver leurs territoires.
