La crise sécuritaire continue de s’aggraver en Haïti. Plus de 5 300 personnes ont été contraintes d’abandonner leurs maisons à la suite de violents affrontements entre gangs rivaux dans la Plaine du Cul-de-Sac, selon des données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

 

Depuis plusieurs jours, des quartiers situés au nord de Port-au-Prince sont le théâtre d’intenses combats entre groupes armés cherchant à renforcer leur contrôle territorial. Cette nouvelle flambée de violence plonge une fois de plus des milliers de familles dans une situation humanitaire critique.

 


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Selon les informations disponibles, des maisons ont été incendiées, des commerces vandalisés et des établissements scolaires attaqués ou contraints de fermer leurs portes. Ces violences ont provoqué un exode massif dans une zone déjà profondément affectée par la présence de groupes armés.

 

Le bilan humain reste lourd. Outre les nombreux déplacés, plusieurs personnes ont perdu la vie et d’autres ont été blessées. Le porte-parole adjoint du secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, a indiqué que plus de 40 personnes blessées par balles ont été prises en charge en moins de douze heures.

 

La situation a également de graves répercussions sur les services de santé. Face à l’intensification des violences, un centre hospitalier ainsi que l’hôpital de Médecins Sans Frontières ont suspendu leurs activités et évacué leur personnel pour des raisons de sécurité.

 

Cette nouvelle vague de violences survient alors que les autorités avaient annoncé le déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), avec l’arrivée d’un premier contingent de 400 soldats tchadiens. Toutefois, sur le terrain, l’insécurité continue de progresser et les groupes armés poursuivent leurs attaques meurtrières.

 

Les quartiers nord de la capitale, notamment la commune de Cité Soleil, avaient déjà connu de graves épisodes de violence entre mars et avril derniers. Selon les Nations Unies, ces affrontements avaient déjà provoqué le déplacement de près de 8 000 personnes.

 

La multiplication des déplacements internes et l’incapacité des autorités à reprendre le contrôle de certaines zones renforcent les inquiétudes quant à l’aggravation de la crise humanitaire et sécuritaire dans le pays.